| PHYSIQUE |
Le programme de physique est traité en deux parties mêlant
expérience et théorie par l’intermédiaire de cours,
TP-cours et TP.
La première partie doit être vue en une dizaine de semaines. Elle
doit permettre d’effectuer une transition entre le lycée et l’enseignement
supérieur. Au cours de cette période un certain nombre d’outils
et de méthodes sont introduits progressivement à partir de situations
simples proches de celles rencontrées au lycée.
La deuxième partie nécessitera l’introduction d’outils
mathématiques nouveaux qui seront présentés en fonction
des besoins.
PROGRAMME PCSI (PREMIÈRE PARTIE)
I-APPROCHE THÉORIQUE
A)Mécanique du point
1. Description du mouvement d’un point et paramétrage d’un point.
Espace et temps.
Référentiel d’observation.
Description du mouvement : vecteurs position, vitesse et accélération.
Deux exemples de bases de projection orthogonales : vitesse et accélération
en coordonnées cartésiennes (base fixe) et en coordonnées
cylindro-polaires (base mobile).
Exemples du mouvement de vecteur accélération constant, du mouvement
rectiligne sinusoïdal, du mouvement circulaire.
2. Dynamique du point en référentiel galiléen.
Notion de force.
Référentiels galiléens.
Lois de Newton : loi de l’inertie, loi fondamentale de la dynamique
du point matériel, loi des actions réciproques.
Équation du mouvement.
Applications : mouvement dans le champ de pesanteur uniforme sans résistance
de l’air puis avec résistance de l’air, mouvement d’une
masse accrochée à un ressort dont l’autre extrémité
est fixe.
Puissance et travail d’une force.
Théorème de l’énergie cinétique.
3. Problèmes à un degré de liberté.
3.1 Énergie potentielle dans les problèmes à un degré
de liberté.
Énergie potentielle : exemples de l’énergie potentielle
de pesanteur et de l’énergie potentielle élastique.
Énergie mécanique.
Cas de conservation de l’énergie mécanique.
Intégrale première de l’énergie.
Utilisation d’une représentation graphique de l’énergie
potentielle : caractère borné ou non d’un mouvement.
Positions d’équilibre, stabilité.
Petits mouvements au voisinage d’une position d’équilibre
stable.
Approche du portrait de phase.
3.2 Oscillateur harmonique à un degré de liberté.
Régimes libres d’un oscillateur harmonique à un degré
de liberté amorti par frottement visqueux. Rôle de l’amortissement,
facteur de qualité.
B) Électrocinétique
1. Lois générales dans le cadre de l'approximation quasi-stationnaire.
Notion d'intensité du courant.
Loi des nœuds.
Différence de potentiel (ou tension), potentiel.
Loi des mailles.
Puissance électrocinétique reçue par un dipôle.
Caractère générateur ou récepteur.
2. Circuits linéaires.
Dipôles modèles R, L, C.
Association des résistances en série, en parallèle.
Aspects énergétiques : énergie emmagasinée dans
un condensateur et dans une bobine, puissance dissipée dans une résistance
(effet Joule).
Modélisations linéaires d’un dipôle actif : générateur
de courant (représentation de Norton) et générateur de
tension (représentation de Thévenin) ; équivalence
entre les deux modélisations.
Étude des circuits RC série, RL série, RLC série
soumis à un échelon de tension.
II. APPROCHE EXPÉRIMENTALE
A) Formation des images optiques
1. Cours : formation des images dans les conditions de Gauss.
Notion de rayon lumineux.
Réfraction. Réflexion.
Miroir plan.
Miroirs sphériques et lentilles minces dans l’approximation de
Gauss. Image réelle, image virtuelle. Relations de conjugaison et de
grandissement.
a) Présentation des appareils usuels.
Sources de lumière : lampes spectrales, sources de lumière
blanche, laser.
Lentilles minces, miroirs sphériques et plans. Banc d’optique.
Collimateur. Viseurs. Oculaires. Lunette autocollimatrice. Goniomètre.
b) Réglage et utilisation des appareils.
Mise en œuvre d’un objet réel ou virtuel, à distance
finie ou infinie.
Centrage, alignement et réglage de hauteur.
Reconnaissance rapide du caractère convergent ou divergent d’une
lentille, du caractère convexe ou concave d’un miroir sphérique
ou de son caractère plan.
Réglage des oculaires, des viseurs, des lunettes autocollimatrices.
Rôle et réglage d’un collimateur.
Observation des images réelles ou virtuelles au viseur. Mesures de distances
longitudinales.
Projection : obtention d’une image réelle à partir
d’un objet réel.
Réglage d’un goniomètre. Mesures d’angles.
III. APPROCHE THÉORIQUE
A) Électrocinétique : circuits linéaires en régime sinusoïdal forcé
Signaux sinusoïdaux : amplitude, phase, pulsation, fréquence,
différence de phase entre deux signaux synchrones.
Étude du circuit RLC série ; résonance (intensité,
tension aux bornes du condensateur).
Régime sinusoïdal forcé.
Impédance et admittance complexes ; lois d’association.
Loi des mailles. Loi des nœuds ; son expression en termes de potentiels.
Puissance instantanée, puissance moyenne en régime sinusoïdal
forcé. Valeur efficace. Facteur de puissance (cos f).
Aspects énergétiques de l’étude du circuit RLC série.
Filtres du premier et du second ordre passifs ou actifs : fonction de transfert,
diagramme de Bode, comportements asymptotiques, pulsation(s) de coupure à
–3 décibels, bande passante, facteur de qualité.
Utilisation de notations symboliques (p ou jw ou
d/dt) pour une détermination rapide des régimes sinusoïdaux
établis ou des régimes transitoires.
Critère de stabilité pour les systèmes du premier et du
deuxième ordre.
B) Mécanique
1. Oscillations forcées dans les problèmes mécaniques à un seul paramètre.
Oscillateur harmonique amorti par frottement visqueux et soumis à une
excitation sinusoïdale. Régime transitoire.
Solution particulière sinusoïdale : résolution par la
méthode complexe.
Résonance en élongation, en vitesse et en puissance.
Moment d’une force par rapport à un point, par rapport à
un axe orienté.
Moment cinétique par rapport à un point, par rapport à
un axe orienté.
Théorème du moment cinétique en un point fixe, théorème
du moment cinétique par rapport à un axe fixe.
Application au pendule simple.
3. Mouvements dans un champ de forces centrales conservatives.
3.1) Forces centrales conservatives.
Forces centrales F = F(r) ur où ur est le vecteur unitaire radial des
coordonnées sphériques. Forces attractives et forces répulsives.
Fonction énergie potentielle associée.
Exemple des forces de gravitation entre deux masses ponctuelles et des forces
électrostatiques entre deux charges ponctuelles. Énergies potentielles
associées.
3.2) Lois générales de conservation.
Conservation du moment cinétique par rapport au centre de forces et planéité
du mouvement. Cas particulier des mouvements rectilignes.
Utilisation des coordonnées polaires. Intégrale première
associée.
Interprétation cinématique : loi des aires.
Conservation de l’énergie et intégrale première de
l’énergie.
Utilisation d’une énergie potentielle effective pour ramener, grâce
aux lois de conservation, le problème primitif à l’étude
du mouvement radial. Relation entre l’énergie mécanique
et le type de trajectoire : états liés, états de diffusion.
3.3) Mouvement dans un champ de forces centrales newtonien.
Énoncé des lois de Kepler.
Nature des trajectoires dans le cas d’une force attractive (ellipses,
paraboles et hyperboles, existence de trajectoires circulaires) et dans le cas
d’une force répulsive.
Vitesse de libération.
Étude directe et propriétés particulières des trajectoires
circulaires : relation entre énergie cinétique et énergie
potentielle, relation entre rayon et vitesse, troisième loi de Kepler.
Étude des trajectoires elliptiques : relation entre l’énergie
et le demi grand axe, troisième loi de Kepler.
4.1) Cinématique.
Mouvement d’un référentiel par rapport à un autre.
Cas particuliers du mouvement de translation et du mouvement de rotation uniforme
autour d’un axe fixe.
Définition des vitesses et des accélérations dans les deux
référentiels.
Lois de composition des vitesses et des accélérations dans le
cas d’une translation ou d’une rotation uniforme autour d’un
axe fixe : vitesse d’entraînement, accélérations d’entraînement
et de Coriolis.
4.2) Dynamique en référentiel non galiléen.
Principe de relativité galiléenne, référentiels
galiléens. Invariance galiléenne des forces d’interaction.
Lois de la dynamique du point en référentiel non galiléen :
« forces d’inertie » (pseudo-forces).
Les applications concernent uniquement le cas où le référentiel
entraîné est en translation ou en rotation uniforme autour d’un
axe fixe.
5. Système formé de deux points matériels.
5.1) Éléments cinétiques.
Quantité de mouvement ou résultante cinétique, moment cinétique
en un point, énergie cinétique.
Centre de masse (ou centre d’inertie).
Référentiel barycentrique.
Moment cinétique barycentrique, énergie cinétique barycentrique,
théorèmes de Kœnig.
5.2) Dynamique du système.
Forces intérieures, forces extérieures.
Théorèmes du centre de masse (ou de la quantité de mouvement)
dans un référentiel galiléen, du moment cinétique
en un point fixe d’un référentiel galiléen, du moment
cinétique par rapport à un axe fixe d’un référentiel
galiléen.
Théorème de l’énergie cinétique dans un référentiel
galiléen.
Puissance des forces intérieures.
Énergie potentielle.
Énergie mécanique.
5.3) Système isolé de deux points matériels.
Conservation de la quantité de mouvement.
Caractère galiléen du référentiel barycentrique.
Conservation du moment cinétique barycentrique et de l’énergie
barycentrique.
Réduction du problème à deux corps à un problème
à un corps (masse réduite, mobile équivalent).
6. Caractère galiléen approché de quelques référentiels d’utilisation courante.
Influence d’un champ extérieur de gravitation sur un système
de deux points matériels en interaction gravitationnelle.
Quelques référentiels d’utilisation courante : référentiel
de Copernic, référentiel de Kepler (héliocentrique), référentiel
géocentrique, référentiel lié à la Terre.
Poids d’un corps, champ de pesanteur.
Description des caractères généraux de la distribution
des vitesses moléculaires (homogénéité, isotropie,
vitesse quadratique moyenne).
Définition cinétique de la température, de la pression.
Relation entre pression et vitesse quadratique moyenne.
Équation d'état du gaz parfait.
Énergie interne. Capacité thermique à volume constant.
Expressions de l’énergie interne du gaz parfait monoatomique, puis
du gaz parfait non monoatomique.
Notions sommaires sur les fluides réels.
Notion de dilatation et notion de compressibilité d’un fluide.
Modèle d’une phase condensée incompressible et indilatable :
énergie interne.
2. Éléments de statique des fluides dans le champ de pesanteur.
Relation dp/dz = -rg. Applications au cas d'un fluide
incompressible et homogène et au cas de l'atmosphère isotherme
dans le modèle du gaz parfait.
Poussée d'Archimède.
Premier principe. Énergie interne.
Transferts : transfert thermique (ou chaleur), travail ; cas particulier
du travail des forces de pression.
Enthalpie ; capacité thermique à pression constante.
Enthalpie du gaz parfait.
Enthalpie d’une phase condensée dans le modèle incompressible
et indilatable.
Détente de Joule-Gay-Lussac. Détente de Joule-Kelvin (ou Joule-Thomson).
4.Deuxième principe.bilans d'entropie
Deuxième principe. Évolutions réversibles et irréversibles.
Fonction d’état entropie. Entropie créée, entropie
échangée.
Identité thermodynamique fondamentale pour un fluide homogène
dU = TdS – pdV ; définitions thermodynamiques
de la pression et de la température.
Entropie du gaz parfait. Loi de Laplace.
Entropie d’une phase condensée dans le modèle incompressible
et indilatable.
Notions élémentaires sur l'interprétation statistique de
l'entropie : formule de Boltzmann.
Troisième principe de la thermodynamique.
5. Machines thermiques.
Application du premier principe et du deuxième principe aux machines
thermiques cyclique dithermes : rendement, efficacité, théorème
de Carnot.
Diagramme (p,T), point triple, point critique. Enthalpie et entropie de changement
d'état.
Cas de l’équilibre liquide-vapeur : diagramme (p,v) (dit de
Clapeyron), titre en vapeur, bilans d'enthalpie et d'entropie pour un système
diphasé.
D.1) Électrostatique
Interaction de deux charges ponctuelles : loi de Coulomb. Champ électrostatique
créé par une charge ponctuelle et par un ensemble de charges ponctuelles ;
additivité des champs.
Distributions macroscopiques de charges réparties, densité volumique
de charge. Modélisation à l’aide d’une densité
surfacique ou linéique de charge.
Exemples de champ électrostatique créé par une distribution
de charges conti-nûment répartie :
champ dans le plan médiateur d’un segment uniformément chargé
champ sur l’axe d’un disque uniformément chargé.
Recherche des plans de symétrie et d’antisymétrie, recherche
des invariances par rotation, par translation, pour les distributions de charges.
Circulation du champ électrostatique ; potentiel électrostatique.
Relation locale E=-grad V.
Énergie potentielle d’une charge ponctuelle dans un champ électrostatique
extérieur. Relation entre la force et le gradient de l’énergie
potentielle.
Énergie potentielle d’interaction d’un système de
deux charges ponctuelles.
Topographie : lignes de champ, tubes de champ, surfaces équipotentielles ;
propriétés de symétrie du champ et du potentiel électrostatiques ;
caractère polaire du champ électrostatique.
Flux du champ électrostatique.
Théorème de Gauss.
Modélisation du condensateur plan à l’aide de deux plans
parallèles uniformément chargés.
Analogie formelle avec le champ de gravitation ; théorème
de Gauss pour le champ de gravitation. Application : équivalence
du champ de gravitation d’une distribution de masse à symétrie
sphérique à celui d’une masse ponctuelle.
Dipôle électrostatique : moment dipolaire électrique,
potentiel et champ créés.
Action d’un champ électrostatique extérieur sur un dipôle :
- moment des forces
- nullité de la somme des forces dans le cas d’un champ uniforme
- énergie potentielle d’interaction d’un dipôle dans
un champ extérieur ; analyse qualitative des effets d'un champ non
uniforme sur un dipôle rigide.
2.1) Force de Lorentz
Force de Lorentz exercée sur une charge ponctuelle ; champ électrique
E, champ magnétique B.
Puissance de la force de Lorentz.
Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrostatique
uniforme.
Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétique
uniforme et indépendant du temps.
2.2)Applications à l’électrocinétique.
Milieux conducteurs, porteurs de charge. Densité de courant électrique,
intensité. Loi d’Ohm locale dans un conducteur. Conductivité,
résistivité.
Modèle des collisions pour la loi d’Ohm locale dans un métal.
Résistance électrique d’un conducteur « filiforme ».
Effet Hall dans un conducteur métallique rectiligne de section rectangulaire.
Force de Laplace : densité volumique, densité linéique
pour un courant filiforme.
D.3) Magnétostatique
Distributions de courant électrique filiformes : recherche
des invariances par rotation, par translation ; recherche de plans de symétrie
et d’antisymétrie.
Champ magnétostatique B : loi de Biot et Savart pour les circuits
fermés filiformes.
Topographie : lignes de champ et tubes de champ.
Propriétés de symétrie du champ magnétostatique ;
caractère axial du champ B.
Flux de B, sa conservation
Circulation de B, théorème d’Ampère.
Exemples de calcul de champ B :
champ d’un fil rectiligne illimité, champ sur l’axe d’une
spire circulaire et sur l’axe d’un solénoïde circulaire.
Limite du solénoïde infiniment long : champ en tout point intérieur.
Champ B créé par un dipôle magnétique.
IV. APPROCHE EXPÉRIMENTALE (DEUXIÈME PARTIE)
A) TP-COURS : L’instrumentation électrique au laboratoire
a) Présentation des appareils usuels
Oscilloscope à mémoire numérique, interfaçable
numériquement.
Générateur de signaux électriques (BF) avec modulation
interne en fréquence et sortie d’une tension image de la fréquence.
Alimentation stabilisée en tension.
Multimètre numérique.
b) Réglage et utilisation des appareils.
Fonctionnement et utilisation de l’oscilloscope : couplages d’entrée
AC et DC, mode X-Y, mode balayage (déclenchement, synchronisation), mesures
de tensions, périodes, différences de phases.
Utilisation des multimètres : mesure de la valeur moyenne et de
la valeur efficace vraie, fonctionnement en ohmmètre.
Mesures d’impédances par diviseur de tension : résistance
d’un résistor, résistance d’entrée d’un
amplificateur (à ce stade, par exemple l’oscilloscope), résistance
de sortie d’un amplificateur (à ce stade, par exemple l’étage
de sortie d’un BF), inductance, condensateur.
B) TP-COURS : Réalisation de fonctions élémentaires